[Takato] Rétrospective sur Gundam ! (Partie 1/2)

Voici le début d’un long partenariat, j’ai Takato, qui est chroniqueur chez Stars Platinum qui nous fait don d’une rétrospective super intéressante ! Gundam n’aura plus de secret pour vous !

C’est avec cet article que je vais entamer ma rétrospective sur une des saga d’animation les plus riches qui soient, et accessoirement ma préférée. Au Japon, Gundam n’a rien à envier à Star Wars. Véritable monument du patrimoine nippon, cette saga animée de Science-Fiction née en 1979 du génie de Yoshiyuki Tomino continue de produire de nouveaux chapitres et séduires de nouveaux fans… Seulement, nous, français, sommes un peu fermés d’esprit et emplis de préjugés. Pour le français moyen qui a eu vent de cette saga, Gundam, c’est des robots qui se castagnent, du Goldorak sans les cornes quoi… Il convient donc de remettre les choses au clair : Si Gundam brille d’un statut mythique, c’est bien pour avoir crée le « Real Robot », ce genre animé (et par extension, manga) ou le robot n’est qu’un engin de guerre futuriste comme peuvent l’être les tanks à l’heure actuelle… Malgré l’armement d’une machine, le pilote est seul maître de son destin et pour un rookie, il ne faudrait pas longtemps pour passer l’arme à gauche sur le front.

L’autre difficulté pour appréhender Gundam, si tant est qu’on soit pris de motivation pour se lancer dans cette immense et riche fresque, c’est justement sa richesse en terme de nombre d’œuvres. Entre les séries télévisées, les séries d’OAV, les films originaux, les films résumés, les univers alternatifs… Difficile de s’y repérer ! Je vous propose ainsi, de manière cohérente pour entamer cette rétrospective, une chronologie simplifiée qui vous renseignera sur la nature de chaque œuvre, à l’univers à laquelle elle correspond, par classement chronologique dans la saga et non par année de sortie chez nous. A savoir : Gundam est composé de différents univers alternatifs, tous indépendants des autres. Libre à vous de vous lancer aussi bien dans l’Universal Century que dans la Cosmic Era, seule la barrière de l’âge technique des œuvres antérieures peuvent rebuter à entamer un univers !
Qu’à cela ne tienne, cette chronologie ne concerna que les œuvres animées, je n’ai pas pris le risque d’y inclure les séries papier…

Universal Century
– Mobile Suit Gundam (43 épisodes / 3 films résumés)
– The 08th MS Team (12 OAV / 1 film résumé)
– Gundam 0080 : War in the pocket (6 OAV)
– Gundam 0083 : Stardust Memory (13 OAV / 1 film résumé)
– Z Gundam (50 épisodes / 3 films résumés)
– ZZ Gundam (47 épisodes)
– Gundam : Char contre-attaque (1 film original)
– Gundam Unicorn (7 OAV)
– Gundam F91 (1 film original)
– V Gundam (51 épisodes)

Future Century
– Mobile Fighter G Gundam (49 épisodes)

After Colony
– New Mobile Report Gundam Wing (49 épisodes)
– Gundam Wing : Endless Waltz (3 OAV / 1 film résumé)

After War
– After War Gundam X (39 épisodes)

Correct Century
– Turn-A Gundam (50 épisodes / 2 films résumés)

Cosmic Era
– Gundam SEED (50 épisodes / 1 OAV / 3 films résumés)
– Gundam SEED Destiny (50 épisodes / 1 épisode spécial / 4 films résumés)
– Gundam SEED C.E.73 Stargazer (3 OAV)

Ano Domini
– Gundam 00 (25 épisodes)
– Gundam 00 – Second season (25 épisodes)
– Gundam 00 – Special Edition (3 films résumés des deux saisons)
– Gundam 00 : A wakening of the trailblaizer (1 film original)

Advanced Generation
– Gundam Age (49 épisodes)

Petit (grand) merci aux sites Cosmic Era et Gundam France qui m’ont permis de corriger mes incertitudes sur cette chronologie.

Après cette introduction exhaustive mais nécessaire, venons en à la première partie de ces chronique. Si parallèlement je reviendrai sûrement sur des séries des univers alternatifs, c’est bien par l’Universal Century que je vais commencer…
C’est avec cette ère que la franchise a commencé, et elle n’en finit toujours pas aujourd’hui avec Gundam Unicorn! L’Universal Century, c’est le calendrier de la saga le plus complet, le plus riche, mais aussi le plus passionnant. Et cette ère, elle commence avec Mobile Suit Gundam, aussi appelée « Gundam 0079 » par certains fans, première série de la saga en 43 épisodes, puis condensée en trois films ! Et ce commencement, nous le devons au génialissime Yoshiyuki Tomino…

Face au surpeuplement de la planète Terre, l’Homme n’eut d’autre choix que de partir à la conquête de l’espace en créant les colonies spatiales. Cet événement marqua le début d’une nouvelle ère, celle de l’Universal Century. Les années passèrent et la colonie Side-3, aussi auto-proclamée « Duché de Zeon » et dirigé par la puissante famille Zabi, déclara une guerre d’indépendance à la Terre. En quelques mois seulement, la moitié de l’humanité périt…
U.C.0079, un escadron Zeon pénètre la colonie paisible Side-7 où de nouvelles armes de guerres seraient développées par la Fédération. Au cours de l’attaque, la population est amenée à évacuer tandis que le jeune Amuro Ray, suite à une succession d’évènements, se met aux commandes du Gundam, nouvel engin des Fédérés, pour survivre à l’envahisseur. La population de Side-3, dont Amuro et nombre de ses camarades, embarquent à bord du White Base, le nouveau navire Fédéral qui faisait escale sur la colonie, à cause de l’attaque qui a fortement endommagé le lieu d’habitat spatial. S’en suivra une course-poursuite entre nos héros et les forces de Zeon dont l’énigmatique Char Aznable, soldat d’élite ennemi qui planifie de son côté sa propre revanche. Mais au fur et à mesure des batailles, tout laissera croire que le Gundam et son pilote de talent seraient la clef pour défaire les troupes Zeon et amener la fin de la guerre…

Si je vénère cette série, ce n’est pas seulement parce qu’elle pose les bases d’une saga mythique qui n’en finit pas, mais bien pour ses intérêts scénaristiques. Ou plutôt, c’est surtout ses personnages qui m’ont marqué. Car, il faut le dire, cette première partie de l’Universal Century et celle qui comporte nombre de mes personnages favoris de cette ère, dont Char Aznable (que nous retrouverons ensuite dans Zeta et Char contre-attaque), ou encore Ramba Ral et Seila Mass pour ne citer qu’eux. Char Aznable, c’est le mystère personnifié. Doté d’un grand talent, il n’est pas l’ennemi aussi manichéen que Gihren Zabi, mais un antagoniste dont les agissements sont dictés par la détermination à rétablir une fierté passée. C’est lui qui inaugure la tradition des méchants masqués dans Gundam, un masque qu’il ne gardera que dans cette série, un symbole de l’identité qu’il dissimulera tout le long de cette épopée. Ramba Ral, c’est l’adversaire noble qui prend toute sa valeur dans l’adaptation manga « Gundam : The Origin ». A première vue, il peut sembler peu attirant si on se fie aux critères physiques, car enveloppé, moustachu, n’étant qu’un personnage très secondaire… Mais son passé qui le lie à la famille Deikun et narré dansThe Origin m’a véritablement touché, rendant ce personnage fier et fort à mes yeux. Quant à Seila Mass, l’histoire qui la lie à Char apporte un grand intérêt au personnage, sans quoi elle ne serait peut-être que la fille froide de l’équipage… Mais là aussi, le flashback apporté par The Origin permet de découvrir d’avantage le personnage, et s’y attacher ! Ah, aussi, un mot sur Amuro Ray, héros de la série, ou plutôt antihéros durant les débuts tellement il insuporte le spectateur. Cette épopée, ce sera le passage d’Amurode l’adolescent rebelle et en quête de lui-même à celui d’un adulte assagit, comprenant pourquoi il se bat. Le contraste entre l’Amuro du premier film et celui du dernier, durant les dernières séquences, est vraiment flagrant, et ça sera pas faute d’avoir été giflé par Bright Noah, charismatique leader du White Base qui fait toujours preuve d’assurance et de virilité… un père pour tous !

Et tant qu’on est dans les personnages, un petit mot sur la famille Zabi, les ennemis principaux de cette série. Chaque membre de la dynastie a ses propres codes, son propre caractère. Garma, le cadet, est un jeune militaire qui n’a pour désire que faire ses preuves au combat, Dozzle a l’apparence d’un gorille mais reste un guerrier fier et noble,Kycillia est… une sorcière presque aussi manichéenne que son frère Gihren qui prône la supériorité des spacenoïds, à la manière d’Adolf Hitler avec la race Aryenne. A ce propos, Hitler sera cité et comparé à Gihren, une comparaison tout sauf anodine… J’ai pas parlé du Duc Degwin, le bon patriarche de la famille Zabi mais ce dernier se contentant de rester assis sur son fauteuil et se faire manipuler par ses bambins, on ne peut pas dire qu’il brille de charisme.

Comme je l’ai dit, Mobile Suit Gundam (premier du nom s’entend), c’est l’épopée de l’équipage du White Base, de jeunes gens propulsés contre leur gré dans ce terrible conflit qui permettra à chacun d’évoluer, de grandir. J’ai évoqué le cas pour Amuro mais chaque membre de l’équipage sera concerné par cette croissance psychologique : Seila Mass retrouvera son frère, Kai Shiden ne sera plus un petit merdeux pétochard, Hayato Kobayashi trouvera aussi son assurance, de même pour Mirai Yashima. Quand à Bright Noah, il parviendra enfin à séduire l’élue de son coeur, même si c’est pas vraiment explicite dans le troisième film… (bien sûr, il y a exagération et le rôle ainsi que l’impact du personnage sont loin de se limiter à ça !)

Ces évolutions, elles se feront au contact de rencontres, de personnages secondaires qui généralement seront victimes d’un tragique destin comme Ramba Ral, Lalah Sun,Mathilda Ajan ou encore Miharu Ratokie (oups, je spoile…). Et ce ne seront pas les seules victimes de ce conflit car tant du côté de Zeon que chez les Fédérés la série multipliera les pertes, nous rappelant toujours que la guerre c’est horrible, la guerre est synonyme de mort et non d’explosions rose-fluo saupoudrées de chansons pop-niaises comme nous l’a montré la Cosmic Era…

En bref, cette première série plante une ambiance que l’on retrouvera dans presque tous les chapitres de l’UC, et un peu moins dans les univers parallèles… La guerre tue, la guerre bouleverse, la guerre c’est de la merde. Une dénonciation certes simple, surfaite à notre époque, mais développée ici avec une grande justesse et qui se verra parfaitement complétée avec la suite directe de la série ou d’autres œuvres sombres comme 0080…

je me suis pas trop étendu mais j’espère avoir prouvé que malgré son âge, ce premier opus de la saga Gundam est d’une très grande qualité, surtout grâce à sa galerie de personnages et le traitement qui leur est apporté. Alors certes, ceux qui sont habitués à une qualité graphique « moderne » comme dans SEED, Destiny ou 00 seront rebutés. Oui, exit les personnages souvent androgynes, place à des bonshommes aux looks très rétro. Oui, les filles ne font pas du bonnet D au minimum. Oui, les romances sont moins prononcées. Oui, il n’y a pas de Gundam de la mort qui tue, et on voit même des gros barbus chez les adversaire et non que des bishônen. Oui, Nami Tamaki n’est pas là. Mais oui, cette série reste exceptionnelle et doit être vue par quiconque se prétend fan de Gundam, ou ne serait-ce pour la culture en terme d’animation Japonaise. Car Gundam ne se résume pas à SEED/Destiny/00, ouvrez-vous aux bases de la saga, ‘dediou ! D’autant plus que nous, français et francophones, avons eu la chance de bénéficier d’une édition DVD des trois films en vostfr, individuels ou en coffret, grâce à Beez ! Ces films sont trouvables sur le net à très bas pris, donc n’hésitez plus !

Et bonus vidéo pour clore cet article : L’opening de « Gundam », véritable emblème sonore pour les fans de la franchise, j’ai nommé « Tobe Gundam ! »

Signé : Takato – stars-platinum

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